5.7.06

"Mignonne, allons voir si la rose ..."

.
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las, las ses beautés laissé choir !
O vraiment marâtre nature,
Puisqu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusqu' au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

"Ode à Cassandre"
Pierre De Ronsard (1524-1585)
Les Odes... -Livre Premier, XVII (pg.117)


Fotos: rosas de Maunette no "jardim das Laranjeiras"
Maud, comme je n'ai pas trouvé une vraie "Rose Pierre de Ronsard" pour t'offrir, j'ai pensé, bien sur, à ce poème (et comme ce jour est le tien je n'ai pas eu à me décider sur le "s"...) .
.

1 comentário :

Maud disse...

Mieux vaut tard que jamais...Je voulais "commenter" avec de la poésie et gentillesse à hauteur de la tienne. J'ai trouvé ce poème trés chantant. Tu sais de qui il est of course.

--------------------------------------------------------------------------------

Em horas inda louras, lindas

Em horas inda louras, lindas
Clorindas e Belindas, brandas,
Brincam no tempo das berlindas,
As vindas vendo das varandas,
De onde ouvem vir a rir as vindas
Fitam a fio as frias bandas.
Mas em torno à tarde se entorna
A atordoar o ar que arde
Que a eterna tarde já não torna !
E o tom de atoarda todo o alarde
Do adornado ardor transtorna
No ar de torpor da tarda tarde.

E há nevoentos desencantos
Dos encantos dos pensamentos
Nos santos lentos dos recantos
Dos bentos cantos dos conventos....
Prantos de intentos, lentos, tantos
Que encantam os atentos ventos.